samedi 21 mars 2015

Comic Sans Rehab Project

La police Comic Sans "souffre" de sa popularité. Trop utilisée à tord et à travers par la démocratisation des outils numériques, elle est rejetée par le snobisme design. Moi-même je l'ai décriée. Mais doit-on forcément rejeter ce qui est apprécié par la majorité ? Qui est-on pour dire que ce qui est bon pour tout le monde vient à l'encontre de ce que tout le monde apprécie ?

C'est vrai que choisir une police, ça demande un effort. Utiliser Comic Sans sans étudier toutes les alternatives pour choisir la plus pertinente, c'est la facilité. C'est pourquoi ceux qui font un vrai travail de réflexion sur le choix typographique sont si offusqués par ce qu'ils appellent le "mauvais goût". Ce n'est pas pour autant qu'il faille interdire la police Comic Sans.

On peut aussi ne faire aucun effort, et abandonner tout projet typographique. Mais peut-on se plaindre après de trop voir la police Comic Sans ?

À la veille du premier scrutin pour les départementales, tout rapprochement avec une réflexion politique serait purement fortuit...

 une nouvelle carte d'électeur pour plaire au plus grand nombre : 
 populaire ou populiste ? 

vendredi 20 mars 2015

mercredi 11 mars 2015

Design d'un stand d'exposition de A à Z

Pour le design d'un stand d'exposition, comme pour tout autre produit, l'esthétique et le fonctionnel doivent s'accorder et se soutenir. Si on le considère comme un objet, un stand d'exposition interagit avec des éléments extérieurs (visiteurs, allées, autres exposants etc…) et des éléments intérieurs (message, marque, produit exposé).
On doit donc dans un premier temps analyser et définir ces interactions et les fonctions qui y sont liées.
Dans notre cas, les interactions externes concernent principalement la circulation et la visibilité. Coté interne, il s'agit du message, des informations que l'on souhaite communiquer, du respect de la marque et du produit exposés.

On commence donc par étudier les flux de visiteurs possibles en fonction de l'emplacement et la configuration du stand et de voir comment on peut canaliser et orienter au service de ce que l'on souhaite communiquer. Des zones stratégiques et une configuration globale est ainsi définie.
emplacement et configuration
flux
visibilité

zoning & configuration

Pour l'ambiance visuelle, j'ai réalisé une planche d'inspiration et traduit à ma manière le message principal que souhaitait communiquer le client.



Puis en fonction de toutes ces données, des roughs d'intention illustrent le concept général.

vue extérieure - allée secondaire
vue extérieure - allée principale
exposition intérieure - échantillons

exposition intérieure - vidéo & échantillons


Des impératifs techniques, de temps et de moyen ont guidé plus précisément la conception.


Enfin chaque élément composant le stand a été défini individuellement suivant le procédé de réalisation choisi (plans, fichiers d'impression, fichiers de découpe, définition couleurs & matières) tout en gardant un œil sur la composition globale avec des instructions d'assemblage hiérarchisées (il s'agit de faire en sorte que chaque pièce de ce puzzle à plusieurs niveaux s'intègre parfaitement dans une globalité cohérente).
décomposition du décor en panneaux 
décomposition des éléments d'exposition
vues générales de l'agencement
éléments de mobilier en cours de réalisation
Et voilà le résultat final in situ (le tout ayant été imaginé, conçu et réalisé en 1 mois !) :










dimanche 1 mars 2015

re-création

 ...ou comment créer des produits d'exception dignes d'être publiés dans Architectural Digest.

• Prendre des magazines "usagés"

• Découper des formes pour la forme et non pas pour l'objet : ne pas forcément chercher à préserver la signification initiale (par exemple ne pas découper une voiture entière mais une partie de la voiture) car l'exercice consiste à se défaire de la fonction pour ne garder que l'esthétique de la forme. Un autre type d'exercice de collage peut être envisagé en associant des fonctions, mais dans le cas de produits d'exception, ça ne marche pas bien.

• une fois que l'on s'est constitué une bibliothèque de formes suffisante, bien mélanger et laisser reposer 30 minutes.

• Enfin, reconstituer des objets en associant les formes découpées entre elles.

Il est très important de ne pas faire cet exercice de manière numérique. La taille, les couleurs (...) fixes du papier découpé impose de regarder les formes sous un angle qui n'est pas prédéterminé par le cerveau et donc de s'ouvrir à de nouvelles approches. En effet, sur photoshop, on serait tenté de remodeler les formes et leurs assemblages pour qu'ils se conforment à nos idées préconçues… même inconsciemment.

Bref, quelques gouttes de colle plus tard vous voilà promu artiste du "haut design (en référence à la haute-couture) proche des savoir-faire et du marché de l'art" et loin des préoccupations bassement matérielles et tellement surfaites du prix de revient.





mardi 17 février 2015

Star & Flash font du ski

Comme on est nombreux à acheter l'équipement de ski de nos enfants au même endroit, dans les mêmes couleurs (choix limité dans une certaine gamme de prix et de qualité, obsolescence rapide de la taille et porte-monnaie oblige…), il est difficile parfois de les reconnaitre dans les groupes d'apprentis-skieurs. Pour être sûr de prendre en photo le bon lutin aux grands pieds (et pour qu'ils s'approprient plus facilement leur matériel de sécurité), j'ai ajouté un accessoire sur les casques de mes champi(gn)ons…
la première étoile n'est plus qu'une formalité !
(L'étoile filante et les ailes ont simplement été fixés à la place des grilles d'aération latérales avec les vis d'origine pour ne pas altérer les performances protectrices initiales du casque : pas de colle, pas de modification structurelle).