vendredi 8 novembre 2019

Promotion de Livres Vivants


C'est l'automne (enfin!) et les forêts se parent de feuilles colorées.
Si on les assemblait ça ferait sûrement de beaux livres.
C'est l'idée que semble avoir suivi Petrek et ses éditions Le Chêne Bleu (www.petrek.fr) : il sème de belles histoires colorées avec ses deux livres (Jojo la Cloche et Boum Boum et le cœur-valise), doux fruits d'un imaginaire poétique, musical, graphique, enraciné dans la vie.
Il fallait bien promouvoir ces livres vivants pour qu'ils poursuivent leurs bonhommes de chemin dans la jungle de l'édition.
Les armes de la PLV étant en vente libre, pourquoi s'en priver ?
Mais comment se contenter de ces standards froids et mécanisés ?
Il suffit d'un rien, un détail réalisé avec les mains.
Parce que de la main au cœur, il n'y a qu'un pas : le pas qui réchauffe.
Et tant mieux si ça prête à sourire : un de prêté, dix de rendus !







  



Design global par mageli :
• Conception graphique d'après les dessins originaux de Karimelmou (pour Jojo) et Anne-Isabelle Ginisti (pour Boum Boum)
• Habillage en matériaux 100% récyclés + quelques pièces d'interface en impression 3D

mercredi 9 octobre 2019

Ce n'est pas la merde à boire

En moyenne 35 litres d'eau par jour et par personne sont chassés dans nos toilettes. De l'eau potable
(analysée, assainie, contrôlée, …) qui ne sera ni ingérée ni même en contact avec nos corps (en principe).

Que d'énergie déployée pour évacuer nos déchets corporels ! Mais c'est tellement facile d'appuyer sur un bouton : cela vaut-il vraiment la peine d'économiser 35 litres ? Et puis qu'est-ce c'est 35 litres, d'abord ? une goutte d'eau dans la mer(de) ? Juste quelques euros dilués dans la facture d'eau ?

L'économie peut être une motivation. Des nombres plus petits sur un papier intitulé "facture", c'est séduisant effectivement. Cela reste malgré tout déconnecté de l'expérience personnelle et donc contribue à virtualiser les conséquences de nos comportements : l'argent (même liquide) ne peut représenter à lui seul ce qu'il a fallu faire pour que l'on ait juste à appuyer sur un bouton afin que l'eau potable coule à flot et emporte la médaille de bronze de l'aberration de certains aspects de notre confort moderne.

Voici donc un dispositif visant à prendre conscience physiquement de ce que représente la consommation d'eau potable pour un usage ne nécessitant pas cette qualité.
On coupe l'arrivée d'eau des toilettes et on remplace le couvercle du réservoir par cette tablette munie d'un entonnoir et d'un système de visualisation du remplissage (un simple bouchon fixé sur une baguette dont la hauteur est ajustée pour correspondre au niveau limite de remplissage), et on s'équipe de bidons. Bref, on passe en manuel.

En utilisant un bidon de 5L, cela vous fera faire 7 remplissages par jour en moyenne (pour une personne).
Ça n'a l'air de rien comme ça, ce n'est qu'un chiffre : seule l'expérience au quotidien est pertinente. Quand vous aurez jeté vous-même 35L d'eau potable par jour et par personne par la fenêtre ou plutôt par la lunette des toilettes, vous verrez peut-être ce qu'il y a derrière ce confort et ces chiffres et vous serez sans doute davantage tentés de l'économiser - et pas seulement pour l'argent - par exemple en utilisant de l'eau "grise" de vos bains/douches, en récupérant l'eau que l'on fait couler en attendant que l'eau chaude arrive, en utilisant de l'eau de pluie* ou en vous convertissant aux toilettes sèches.
 
Ce qui est sûr, c'est qu'avec ce dispositif, on n'appuie plus sur le bouton de la chasse d'eau de la même manière. De là à penser que notre consommation excessive d'un produit est liée à la facilité d'usage qui lui est associée...  ça me laisse perplexe sur le rôle et la responsabilité des concepteurs de produits et de services en général (designers compris) : doit-on rendre un usage facile, séduisant et bon marché au risque qu'il devienne outrancier ?

*Les eaux récupérées et utilisées à l’intérieur du bâtiment qui sont renvoyées vers les égouts sont soumises à la taxe d’assainissement. Le propriétaire doit faire une déclaration d’usage en mairie, telle que prévue à l’article R 2224-19-4 du code général des collectivités territoriales.

jeudi 12 septembre 2019

Diner for two in a galaxy far far away

Join the dark side of the outdoor furniture
Duel at sunset

Straw wars strike back

Galactic diner for two

vendredi 15 mars 2019

Cizorg 2

En 2016 on avait simplement ajusté une prothèse (cf post "réparer au lieu de jeter").

3 ans plus tard, grave rechute !

Mais cette fois-ci, après amputation du moignon, c'est une véritable greffe qui va remettre sur pied cette paire de ciseaux.

L'intégration du greffon est parfaitement ajustée, sans cou ni vis ni colle, grâce au procédé de surimpression 3D (cf expériences Ook et Tab sur cults3D.com).

Suite à l'opération, une convalescence de quelques minutes et c'est reparti : les ciseaux ont repris une activité parfaitement normale.

mardi 5 mars 2019

Partisan du moindre effort

• Un nouveau besoin mais du genre limité dans le temps (ça grandit vite les zozos !)

 
• Des pièces inutilisées (temporairement ou pas)

• Une recomposition de ces pièces telles quelles (en tout cas sans modification majeure*) pour répondre au nouveau besoin


Et voilà la shaZbrok :


Puis, si tout va bien, d'ici plusieurs mois, on n'en aura plus besoin et les pièces qui composent cette chaise pourront être réaffectées à leur usage initial (* voilà pourquoi on s'est abstenu de faire de trop importantes modifications) ou à un autre besoin inédit...

Bien sûr, on est loin des canons de beauté industriels ou même artisanaux car ce qui importe, c'est la démarche : un véritable procédé de fainéant. Trop la flemme de courir les boutiques ou les sites comparatifs pour dénicher le meilleur rapport qualité/prix/impact écologique… surtout pour un objet dont l'obsolescence est naturellement programmée !
Je suis partisan du moindre effort... environnemental.